Syndrome de fatigue chronique chez le sportif : quelles solutions ?

Encore appelé « encéphalomyélite myalgique », le syndrome de fatigue chronique (SFC) est une maladie encore très peu connue par le monde médical.

À défaut d’un marqueur biologique pour l’identifier, seuls ses symptômes permettent de mettre un nom sur ce syndrome.

Incommodante et invalidante, cette maladie n’a malheureusement encore aucun traitement spécifique.

Syndrome de fatigue chronique chez le sportif quelles solutions

C’est cela qui fait qu’elle ne peut jusqu’à présent pas être guérie définitivement.

Pour soulager ses manifestations, il n’y a que des solutions palliatives.

La rééducation fonctionnelle

La rééducation fonctionnelle peut être bénéfique pour les personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique.

Il s’agit d’une thérapie par l’exercice qui permet la réduction de certains symptômes de la maladie.

Elle consiste pour le médecin à faire faire au patient des exercices (la natation, la danse, le vélo, la natation, etc.) sur une quinzaine de minutes.

Le choix des activités physiques se fait ensemble avec le patient et il est proportionnel à ses capacités de mouvement et de performance.

Les résultats de plusieurs essais thérapeutiques prouvent que la rééducation fonctionnelle réduit les troubles du sommeil et la fatigue des personnes touchée par cette maladie.

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La thérapie cognitive et comportementale

Étant donné que le SFC ne peut être guéri, soulager les manifestations est la seule chose à faire.

Pour rendre supportable ces symptômes chez le sportif, les pratiques psychothérapeutiques cognitives peuvent être d’une grande utilité.

Dans 70 % des cas, les patients retrouvent une meilleure qualité de vie.

La sensation de fatigue diminue et le bien-être général des personnes atteintes s’améliore fortement.

La thérapie cognitive et comportementale permet en effet aux patients d’adopter et de pratiquer au quotidien un bon état d’esprit face à leur situation.

L’objectif est de les amener à gérer au mieux les manifestations de l’affection et surtout d’éviter le stress.

Généralement, cette thérapie dure une quinzaine de séances.

La solution de l’autothérapie

Face à une maladie appelée à durer le restant de la vie, il est essentiel de la comprendre, de l’accepter et de connaître les limites qu’elle impose.

C’est une étape indispensable pour mieux supporter et maîtriser les symptômes, éviter les risques de complications.

Il s’agit de prendre des mesures d’adaptation permettant d’identifier les prémices de déclenchement des symptômes et adopter au plus tôt les dispositions de correction.

L’apprentissage des méthodes de méditation et de relaxation peut être utile pour la gestion du stress lié à la maladie.

Il peut également aider à réduire les troubles du sommeil.

Pour le sportif, l’autothérapie est indispensable pour continuer à pratiquer sa discipline en toute sécurité et sans dépasser ses limites.

L’adoption d’une hygiène de vie adaptée

Une bonne gestion du SFC nécessite une bonne hygiène de vie.

Toute personne atteinte de cette maladie doit adopter une alimentation équilibrée et nutritive.

Elle doit manger à des heures régulières et surtout ne pas sauter de repas.

De plus, boire régulièrement de l’eau est indispensable car la déshydratation peut constituer un facteur aggravant.

Également, aller au lit à des heures régulières aura des effets bénéfiques pour la réduction des troubles du sommeil.

Le tabac, l’alcool et autres produits psychotropes sont à bannir.

Une supplémentation alimentaire peut s’avérer nécessaire pour apporter à l’organisme les nutriments non fournis en quantité suffisante par l’alimentation.

Les médicaments

À défaut de produits spécifiques contre l’encéphalomyélite myalgique, l’utilisation de certains médicaments peut être nécessaire.

Contre les douleurs, le médecin soignant peut prescrire des anti-inflammatoires non stéroïdiens (paracétamol, ibuprofène, aspirine, etc.).

Des antidépresseurs tricycliques utilisés à faible dose peuvent avoir un effet revigorant pour le patient.

Pour les sujets dépressifs, ce médicament sera également très utile.

Le Rituximab (ou Rituxan et MabThera en France) est en cours d’essai pour le traitement du SFC.

Même s’il a montré des résultats probants jusqu’à présent, les essais se poursuivent encore.

Conclusion

En attendant de trouver un traitement efficace contre le syndrome de fatigue chronique chez le sportif, une acceptation de la maladie et un suivi médical et psychologique peuvent permettre d’avoir un soulagement.

L’adoption d’une hygiène de vie est également essentielle.


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